5 graphiques pour comprendre le budget 2026 de la Ville
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Mise à jour le 19/12/2025
Sommaire
Le 16 décembre, le Conseil de Paris a adopté le budget primitif pour l’année 2026. Capacité d’autofinancement, priorité à l’action sociale, au logement et à la transition écologique : voici ce qu’il faut en retenir.
Une hausse des recettes de fonctionnement
Le projet de budget primitif 2026 de la Ville de Paris prévoit une augmentation des recettes réelles de
fonctionnement. Celles-ci s’établissent à 10,2 milliards d’euros, en progression de 3,7 % (+365,4 millions d’euros) par rapport à 2025.
Cette dynamique est notamment portée par les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) : ce sont les taxes que les collectivités territoriales perçoivent lors de la vente d’un bien immobilier sur leur territoire. Il est anticipé que la forte reprise des transactions observée en 2025 continue en 2026.
En parallèle, les dotations et les compensations reçues par la Ville diminuent de 11,2 % (-261 millions d’euros).
Des dépenses de fonctionnement au service des personnes vulnérables
La Ville de Paris place la solidarité au cœur de ses orientations budgétaires. La fonction « santé et action sociale » demeure le premier poste de dépenses et connaît même la progression la plus importante en valeur absolue (+40 millions d’euros). Ce budget de fonctionnement permet de financer le centre d’action sociale de la Ville de Paris (443,6 millions d’euros) qui lutte contre toutes formes d’exclusion, réduit les inégalités et garantit l’accès aux droits.
Autres exemples de dépenses : le versement du revenu de solidarité active (RSA) pour 446,8 millions, l’aide sociale à l’enfance (392,2 millions d’euros, +12,9 millions par rapport à 2025) ou l’aide sociale aux personnes en situation de handicap (303,5 millions).
Une très forte capacité d’autofinancement des investissements
Après plusieurs années marquées par des crises successives
(crise sanitaire, inflation, crise de l’immobilier), les signaux budgétaires
repassent au vert. Grâce à une croissance des dépenses réelles de fonctionnement
(+1,5 %) inférieure à la croissance des recettes réelles de fonctionnement (+3,7 %), la Ville dégage une épargne brute de 800 millions d’euros.
Grâce à cette épargne brute et aux recettes réelles d’investissements
(qui atteignent 468,1 millions d’euros), la capacité d’autofinancement des investissements
de la Ville s’élève à 78 %. Ce qui permet donc un recours à l’emprunt moins
important pour financer les investissements et porte la durée de désendettement
de la Ville à douze ans (contre 16,4 ans dans le budget 2025).
Logement et transition écologique : piliers des investissements
Avec plus de 1,6 milliard d’euros, la Ville maintient un haut niveau d’investissement. Outre l’action sociale, l’éducation, la culture (dont le financement relève principalement des dépenses de fonctionnement), le logement social et abordable représente une part importante des investissements prévus.
800 millions d’euros d’autorisations de programme sont ainsi inscrits au budget pour financer la construction, l’acquisition, la rénovation de logements sociaux et assurer le développement de la Foncière du logement abordable, avec 50 millions d’euros prévus pour poursuivre sa capitalisation.
En parallèle, les investissements pour la transformation et la végétalisation de la capitale se poursuivent avec l’inscription au budget primitif 2026 de nombreux projets de transformation. Ils concernent la porte de Montreuil (19 millions d’euros), la place de la Concorde (56 millions d’euros), les Buttes-Chaumont (52 millions d’euros supplémentaires), les abords de Montparnasse (5,7 millions d’euros) et de Notre-Dame de Paris (4,6 millions d’euros), la forêt urbaine du réservoir de Grenelle (1,5 million d’euros), l’aménagement de la porte de la Villette (1,8 million d’euros), la végétalisation du canal Saint-Martin (8 millions d’euros), le boulevard Richard-Lenoir et ses squares adjacents (11,4 millions d’euros)… 20 millions d’euros serviront également à l’aménagement de nouvelles pistes cyclables.
Emplois : renforcer la protection de l’enfance et la police municipale
Les charges de personnel augmentent de 2 % par rapport à 2025.
Une évolution principalement due à l’augmentation des cotisations employeur ainsi qu’à des créations de postes ciblées sur des priorités : la protection de l’enfance et la police municipale. Cette dernière va bénéficier
de la création de 400 postes au sein des effectifs de terrain.
En cohérence avec le plan d’action contre les violences
faites aux enfants, le Conseil de Paris a également voté une série de mesures
complémentaires en faveur du périscolaire, concernant notamment la création de
50 postes par résorption des vacations et de 13 postes dans les Circonscriptions
des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) et en direction pour
assurer un meilleur contrôle du recrutement. Il a également été décidé
d’accroître le nombre de formations diplômantes accordées aux agents afin de
mieux répondre aux besoins de professionnalisation et aux attentes exprimées
par les familles et les équipes.
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