Ces animaux qui peuplent Paris… en milieu herbacé (3/5)

Série

Mise à jour le 06/08/2025

Un sauterelle posée sur une fleur violette
Rendez-vous les pieds dans l’herbe, et ouvrez l’œil ! Des insectes qui chantent pour séduire, un papillon friand de nectar et une espèce solitaire se dévoilent dans cet épisode.
C’est quoi, le milieu herbacé ?
ll s’agit de toutes les zones végétales dépourvues d’essences ligneuses, c’est-à-dire de plantes dont la tige est en bois. On y trouve des habitats ouverts, telles que les prairies, composées de plantes à fleurs et de graminées, et les friches. Ces espaces offrent une nourriture riche aux animaux herbivores, qui s’y nourrissent de racines, de feuilles et de tiges, ainsi qu’à de nombreux insectes, notamment les pollinisateurs.

Les orthoptères (Orthoptera)

Une sauterelle verte dans une fleur violette dans la roseraie du parc de Bagatelle.

Des insectes aux chants séduisants

Les orthoptères sont un groupe d’insectes comprenant les sauterelles, les grillons et les criquets. Ils colonisent un grand nombre d’habitats et de milieux terrestres. À Paris, on en recense 17 espèces, dont la majorité se trouve dans des milieux herbacés. L’une des particularités de ces animaux ? Ils ont la capacité de produire des stridulations, essentielles pour leur reproduction.
Les sauterelles et les grillons produisent ces sons en frottant leurs deux ailes antérieures l’une contre l’autre, tandis que les criquets utilisent leurs pattes postérieures qu’ils frottent contre leurs ailes antérieures. Dans la plupart des cas, seuls les mâles, chez les sauterelles et les grillons, sont capables d’émettre ces « chants ».
Signes distinctifs
  • des antennes longues et filiformes, souvent plus longues que leur corps ;
  • un corps généralement allongé et cylindrique, avec des pattes arrière puissantes, adaptées au saut ;
  • leurs ailes sont plus ou moins développées, en fonction des espèces.
Ils mangent quoi ?
Les criquets se nourrissent principalement de plantes. En revanche, les sauterelles et les grillons sont généralement omnivores, se nourrissant de petits insectes, comme les pucerons et les chenilles, ainsi que de différentes espèces végétales. Toutefois, certaines espèces peuvent être exclusivement herbivores ou carnivores.
Où les voir ?
On peut les apercevoir dans les parcs et les jardins de la capitale, dans les bois de Vincennes (12e) et de Boulogne (16e), et sur la petite ceinture.

Le vulcain (Vanessa atalanta)

Vulcain (Vanessa atalanta), adulte, étang de Longchamp, bois de Boulogne

Un papillon champion des longues distances

C’est un papillon migrateur qui, malgré ses petites ailes, parcourt des milliers de kilomètres. À la sortie de l’hiver, il part d’Afrique du Nord, traverse la Méditerranée et se rend jusqu’en Scandinavie. Pendant les mois plus cléments, il fait une halte en France, généralement en avril.
Lors de sa migration, il vole à des altitudes atteignant 2 000 mètres. Mais comment parvient-il à survivre aux conditions glaciales en plein vol ? C’est grâce à sa couleur noire, qui lui permet d’absorber la chaleur du soleil.
Signes distinctifs
  • le dessus de ses ailes est principalement noir, avec des bandes orange vif et des taches blanches près des extrémités des ailes ;
  • les ailes arrière sont également noires, avec une belle teinte rougeâtre et une bordure noire ;
  • son envergure moyenne est de 6-6,5 cm et peut atteindre jusqu’à 8-10 cm.
Il mange quoi ?
Les adultes se nourrissent principalement de nectar de fleurs. Ils sont particulièrement attirés par les plantes de la famille des astéracées, comme les pissenlits, les marguerites et les cirses. Le vulcain est également attiré par l’odeur des fleurs du buddleia.
À l’automne, ce papillon aime le jus des fruits mûrs et butine les fleurs du lierre commun. Quant à ses chenilles, elles sont herbivores et se nourrissent de feuilles d’orties.
Où le voir ?
On peut le trouver dans des zones herbacées riches en plantes nectarifères, sur des murs végétalisés, dans des friches et des massifs arbustifs très fleuris et bien exposés au soleil. À Paris, le vulcain est relativement commun, on peut l’observer de février à octobre, selon les conditions météo (15-20 °C minimum, absence de vent), dans de nombreux espaces verts.

L’abeille sauvage

Une abeille sauvage butine une fleur.

La reine de la pollinisation

Il existe des centaines d’espèces d’abeilles qui se ressemblent, mais une seule d’entre elles est capable de produire du miel : l’abeille domestique. Les autres espèces ne fabriquent pas de miel et présentent une organisation sociale beaucoup moins complexe. La majorité de ces abeilles vivent en solitaire, c’est pourquoi on les appelle abeilles solitaires ou sauvages. Elles construisent leur nid dans le sol, des murs ou des arbres.
Signes distinctifs
  • elle est souvent plus petite que l’abeille domestique ;
  • sa couleur peut varier du noir au brun, avec des rayures jaunes ou blanches ;
  • elle a généralement un corps plus poilu que l’abeille domestique, ce qui l’aide à collecter le pollen ;
  • les femelles possèdent un aiguillon, situé à l’arrière de l’abdomen et très rarement utilisé, car ce sont des espèces pacifiques.
Elle mange quoi ?
L’abeille sauvage se nourrit principalement de nectar et de pollen des fleurs. Contrairement à l’abeille domestique, elle peut visiter une plus grande variété de fleurs, ce qui lui permet de polliniser de nombreuses plantes.
Où la voir ?
On peut observer les abeilles sauvages dans les parcs et les jardins de la capitale, car elles fréquentent essentiellement les espaces herbacés très fleuris, à la recherche de nectar et de pollen pour se nourrir.

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