Un petit tour au marché couvert des Enfants Rouges
Série
Mise à jour le 04/03/2026
Fondé en 1615, le marché des Enfants Rouges a été classé monument historique en 1982. En 2024, il se hissait à la 8e place du palmarès des 12 meilleurs marchés du monde par les Food & Wine’s Awards. Et il est aujourd’hui une étape incontournable pour déguster de savoureuses spécialités des quatre coins de la planète.
On se presse chez Tom pour déguster de bonnes brochettes de poulet ou un couscous aux légumes délicieusement parfumés.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
La joyeuse équipe du traiteur marocain Tom.
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Julienne prépare une cuisine créole savoureuse dans laquelle se mêlent les arômes du Cameroun, dont elle est originaire.
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Le Corossol, le restaurant de Julienne, est un savant mix de cuisine afro-antillaise.
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Dans les allées du marché, on déambule à la recherche de ce qui fera le régal du déjeuner.
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On peut aussi dîner aux Enfants-Rouges ou prendre l’apéritif. Le marché ferme à 20 h 30 (sauf les dimanches) et à 21 h 30 les jeudis.
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Restaurants français, libanais, italiens, marocains, japonais ou encore africains régalent toutes les envies gourmandes.
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Et il y en a pour tous les palais au marché des Enfants Rouges (Paris Centre)…
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Un marché, pas un parking !
Fondé en 1615, le marché des Enfants
Rouges (Paris Centre) est tout simplement le plus ancien marché alimentaire
couvert de Paris. L’origine de son nom ? Des tenues d’étoffes rouges
portées par les orphelins accueillis à l’hôpital juste à côté, créé en 1536 par
Marguerite de Navarre, sœur de François Ier. Si cette institution a fermé en 1772, le marché a
été baptisé en mémoire de ces « enfants rouges » à la fin du
XVIIIe siècle.
Dans les années 1990, le marché,
très délabré, ferme. Un projet de destruction est à l’étude pour le
transformer… en parking ! De quoi provoquer une levée de boucliers chez
les commerçants, aidés des riverains : ensemble, ils organisent le siège
du lieu, allant jusqu’à dormir devant pour le sauver. Pari réussi : leur
marché va bénéficier de travaux, qui dureront six ans. Dans les années 2000,
beaucoup d’emplacements sont vacants, permettant à des traiteurs et des
restaurateurs de s’y installer. Ce sont eux qui vont donner sa singularité à
cette halle gourmande… et sa réputation mondiale !
La « Breizh Touch » des Enfants-Rouges
Pour ce natif de Nantes, ouvrir sa crêperie au marché des Enfants Rouges (Paris Centre) était un vrai plaisir pour apporter une petite « Breizh Touch » au cœur de la capitale.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
La crêperie Chez Lulu est l’un des deux derniers
commerces installés dans la halle couverte. Elle a été ouverte en février 2025
par Lucien, un habitant du quartier. Enfant, le trentenaire allait aux
Enfants-Rouges avec ses parents : « Ce n’était pas aussi orienté
food. Mais c’était le meilleur chemin à suivre pour ce lieu qui s’était un peu
vidé. » Le jeune entrepreneur y propose désormais ses galettes
bretonnes au sarrasin, uniquement à emporter dans des cornets bien garnis.
« Notre clientèle est composée d’habitants ou de
personnes travaillant dans le quartier, mais c’est surtout très
touristique : on accueille le monde entier ! » se réjouit
Lucien, ravi de faire déguster sa galette signature, « la
Titou » – un mélange de cheddar rouge, de confit d’oignons au vin
rouge fait maison, et de viande de bœuf du Pas-de-Calais, cuite avec sept
épices. Le tout accompagné d’une belle mâche, pour un peu de fraîcheur…
Parole de marchande
Chez Inai, on se régale d’une cuisine simple, comme celle que l’on fait à la maison au Japon.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Les marchés couverts où l’on peut manger, ce n’est pas très courant à Paris. Cela évoque plus les halles gourmandes existant en Espagne ou en Thaïlande. C’est ce qui m’a plu en m’installant ici en 2006.
traiteur et restauratrice japonaise
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C’est le nombre de commerces
installés aux Enfants-Rouges. Si traiteurs ou restaurateurs occupent en
majorité le lieu, le marché a gardé sa vocation première, celle de proposer des
denrées alimentaires. On y trouve fromagers, bouchers, poissonniers, primeurs,
dont un bio, et désormais un fleuriste. Certains de ces commerces se sont
adaptés à la mouvance et permettent la dégustation, sur place ou à emporter, de
délicieux jus de fruits pour le primeur ou des huîtres chez le poissonnier.
Le marché est toujours fidèle à sa vocation première de marché alimentaire proposant de bons produits frais. Ici, la poissonnerie où on peut aussi déguster des huîtres sur place.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Parmi les commerces non alimentaires, le fleuriste est le dernier à avoir investi les lieux.
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La Petite Ferme d’Inès propose de délicieux fromages fermiers. Et, comme le dit son gérant Wissam en souriant : « Venez chez moi : il n’y a pas une heure de queue ! »
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Noémie est fille de maraîchers et perpétue la tradition des bons fruits et légumes bio. Elle est aussi la responsable des commerçants.
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