Avez-vous déjà visité… le musée Édith Piaf ?

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Mise à jour le 15/10/2026

Le musée Édith-Piaf est un musée privé ouvert au public sur rendez-vous dans le 11e.

Dans une rue discrète du 11e se cache un musée privé avec une foultitude de souvenirs d’Édith Piaf. On est entrés dans cet émouvant sanctuaire en compagnie de Bernard Marchois, grand admirateur qui veille sur le lieu.

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On ne vient pas au musée Édith Piaf (11e) sans s’être annoncé ! Il faut d’abord appeler Bernard Marchois pour prendre rendez-vous et obtenir les codes d’accès. C’est lui qui ouvrira les portes de ce musée de poche, l’un des premiers appartements de la légende de la chanson française. Ici, pas plus de huit personnes à la fois. Et la visite commence fort avec quelques lettres écrites par la Môme, ses chaussures de scène (pointure 34) et son inconditionnelle robe de scène exposées.

Cette dernière est sans doute la pièce la plus symbolique de la collection de Bernard Marchois, qui a déjà signé trois ouvrages sur la star. « C’est la tenue qu’elle avait choisie pour correspondre à son style de chansons. On ne l’aurait pas imaginée avec des plumes et des paillettes ! », confie-t-il.

Sont aussi déposés, ici et là, les gants de boxe de Marcel Cerdan, son compagnon décédé tragiquement dans un accident d’avion pour qui elle avait écrit l’un de ses plus grands succès, « Hymne à l’amour », ou qu’elle chantera plus tard dans la si bouleversante chanson « Mon Dieu ».

Une escapade dans le passé

C’est au son de ses morceaux, tournant en boucle sur la platine, que l’on avance à petits pas dans ce deux-pièces où s’entremêlent vinyles, clichés d’Édith Piaf avec différentes personnalités, affiches et peintures la représentant, comme celles du célèbre illustrateur Charles Kiffer. On sourira en voyant, assis sur un fauteuil, un ours en peluche de la taille de la chanteuse (1,47 m) offert par son mari Théo Sarapo. On sera aussi étonné de la belle porcelaine de Gien, assiettes ou vases, qu’elle aimait collectionner.

Une vie entière à aimer

Si le lieu est exigu, chaque mur, chaque étagère ou chaque vitrine réserve son lot de découvertes mises en lumière par les savoureuses anecdotes de Bernard Marchois. Ses parents, amis de la famille Cerdan, venaient souvent rendre visite à la chanteuse. « Un jour, ils m’ont emmené, j’avais 17 ans et je ne savais rien d’elle. Mais dès que j’ai vu ce petit bout de femme, avec cette aura extraordinaire, chanter, je suis tombé amoureux ! » Il la suivra pendant cinq ans, jusqu’en 1963, date à laquelle elle décède, à 47 ans.

Ayant accumulé beaucoup de souvenirs, il suggère alors à Théo Sarapo, le mari d’Édith Piaf, de faire un petit musée. Celui-ci n’aura qu’une seule exigence : que ce soit dans un lieu où elle vécut. Ensemble, ils retrouvent donc cet appartement, l’achètent et font de ce deux-pièces un mémorial. L’aventure existe depuis 1978.

Infos pratiques

Musée Édith Piaf
5, rue Camille-Crespin-du-Cast (11e)
Ouvert uniquement sur rendez-vous, du lundi au mercredi, de 13 h à 18 h
On vous conseille d’appeler à ces horaires pour réserver au 01 43 55 52 72
Tarifs : 10 euros

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