Au cœur de l’entraînement des Dragons de Paris, le seul club de football américain de la capitale
Découvrir
Mise à jour le 31/03/2025

Sommaire
Technique, tactique, physique… Le football américain est l’un des sports collectifs les plus complets au monde. Dans la capitale, il existe un seul club où pratiquer cette discipline qui déchaîne les passions au pays de l’Oncle Sam : les Dragons de Paris. On a assisté à l’un de leurs entraînements.
La température est douce et le soleil se couche lentement sur le complexe sportif Suzanne-Lenglen (15e) en ce mardi soir de mars. Mais ça, Éric (dit « Ricket »), l’un des coachs de la séance, n’en a pas grand-chose à faire. Et pour cause : les Dragons de Paris doivent être prêts à jouer un match important dans quelques jours. « Ce soir, c’est l’entraînement des seniors. Ils évoluent en Nationale 2 », nous explique celui qui est aussi le cofondateur de l’association ASPT-75, dont fait partie la section foot US des Dragons. Créée en 2011 dans le 15e arrondissement, elle compte trois sections de football américain – une adulte et deux jeunes – et deux de flag (football américain sans contact).
Alors que le jour décline, les licenciés arrivent petit à petit et enfilent tous la tenue réglementaire : un casque, un protège-dents, un bas muni de « pads » (des protections rigides), des épaulières et des gants. Un équipement impressionnant, mais nécessaire pour éviter tout risque de blessures. En France, il est possible de commencer le football à 14 ans, « mais les règles diffèrent entre les jeunes et les seniors », détaille le coach : « Chez les jeunes, il n’y a pas de plaquage en dessous de la ceinture. »
Avant le début de l’entraînement, les joueurs se rassemblent dans un « huddle ».
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
Début de l’échauffement pour les Dragons de Paris.
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
Travail axé sur l’explosivité et le jeu de jambes.
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
Une discipline complète… et complexe
L’entraînement commence par le
traditionnel « huddle », un rassemblement de l’équipe, un genou à terre,
durant lequel Éric motive ses troupes et donne les dernières infos avant le
déplacement du week-end. Ce dernier est ponctué par un cri de guerre repris en
cœur : « 1, 2, 3 : Dragons ! 1, 2, 3 :
Famille ! »
Puis, c’est le début d’un échauffement intense basé sur la rapidité, la réactivité et l’endurance. « Allez, on explose ! » crie-t-il. Alignés sur l’extrémité du terrain, les joueurs doivent se mettre à sprinter jusqu’à la ligne suivante, tout en partant au bon moment… sous peine d’être sanctionnés collectivement par quelques burpees. Après cet atelier destiné à faire travailler l’explosivité, les footballeurs sont fin prêts pour les parties technique et tactique de l’entraînement.
Avec près d’une trentaine de rôles différents, répartis entre la défense et l’attaque, le football américain est une discipline « qui requiert beaucoup d’apprentissages, notamment du cahier de jeu, du vocabulaire et du poste en lui-même ». Les Dragons comptent donc plusieurs entraîneurs, tous spécialisés dans un domaine très précis du jeu.
Cette complexité n’est pas un mythe. En tendant bien l’oreille, on peut, par exemple, entendre une phrase du type « Double out, double in, H control. Let's go ! » Derrière cet apparent charabia en anglais se cache un mouvement extrêmement précis que le receveur doit effectuer pour semer son vis-à-vis et progresser sur le terrain. « Le foot US, c’est une partie d’échecs en armure. »
Un joueur en plein course.
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
Le centre et le quarterback en position.
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
Les contacts sont monnaie courante au football américain.
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
Une référence dans la capitale
Et qui dit partie d’échecs, dit utilisation de tous les pions. « L’intérêt de cette discipline, c’est que tout le monde est important. » En effet, à l’instar du rugby, une équipe de football compte une très grande variété de gabarits. « Tu peux être petit, grand, costaud, lent, nous allons te trouver une utilité », poursuit Éric.
Cette inclusivité, couplée au fait que l’équipe des Dragons est la seule formation amateur de Paris intra-muros, explique en partie la grande popularité du club dans le cercle des amateurs de football américain de la capitale. Solidement implantée dans le sud de la ville, l’association occupe, depuis plus de dix ans, le petit terrain synthétique du centre sportif Suzanne-Lenglen (15e). « S’entraîner en extérieur permet de se mettre en condition de match », nous glisse l’un des coachs.
Tu peux être petit, grand, costaud, lent, nous allons te trouver une utilité.
Entraîneur
Mais les résultats ne sont pas la seule préoccupation de l’ASPT 75. Chaque année, au travers de différents événements, elle s’engage activement dans la vie associative de son arrondissement. Au programme, entre autres : un match de charité dont les fonds sont reversés à des associations, des interventions dans des zones d’éducation prioritaire (ZEP) et l’organisation d’ateliers sportifs accessibles aux jeunes en situation de handicap. « Et nous proposons aussi de l’aide aux devoirs, sur demande des parents », ajoute Éric.
La nuit est tombée depuis bien longtemps et les actions s’enchaînent, au son des casques qui s’entrechoquent. Sous les lumières du terrain, les passes sont de plus en plus précises et les courses sont mieux maîtrisées. De bon augure pour le reste de la saison.

Les entraînements ont lieu au centre sportif Suzanne-Lenglen (15e).
Credit
Clément Dorval / Ville de Paris
ASPT-75
Default Confirmation Text
Settings Text Html
Settings Text Html
Votre avis nous intéresse !
Ces informations vous ont-elles été utiles ?
Attention : nous ne pouvons pas vous répondre par ce biais (n'incluez pas d'information personnelle).
Si vous avez une question, souhaitez un suivi ou avez besoin d'assistance : contactez la Ville ici.
À lire aussi
Vous ne connaissez toujours pas ?
Sélection des bons plans intemporels, mais qui valent le coup toute l'année !