Quelles sont les expos photos incontournables du moment ?
Sélection
Mise à jour le 13/03/2026
Sommaire
Aux quatre coins de la capitale, les passionnés de clichés peuvent se régaler avec des expos aussi esthétiques qu’impactantes. Pour vous aiguiller, voici les rétrospectives à ne manquer sous aucun prétexte ces prochaines semaines.
« Simone Veil, Mes sœurs et moi », au Mémorial de la Shoah
Si on connaît surtout la femme d’État ainsi que la militante, on en sait moins sur Simone Veil, la femme, la sœur, l’enfant. Le Mémorial de la Shoah (Paris Centre) met en lumière ces statuts en retraçant l’histoire intime de sa tribu : les sœurs Jacob. Une trame familiale enchevêtrée dans les affres de la guerre, racontée à travers un ensemble de documents personnels (correspondances, photographies, interviews). Ces archives donnent accès aux mots et aux voix des trois sœurs, mais aussi à leurs destins tourmentés, entre arrestations, déportation, séparations, pertes et deuil.
Simone Veil. Mes sœurs et moi
Mémorial de la Shoah - 17 rue Geoffroy l'Asnier, Paris 4e
Du mardi 10 février 2026 au jeudi 15 octobre 2026
« Robert Capa, Photographe de guerre », au musée de la Libération
Direction le musée de la Libération
(14e) qui consacre une riche expo à Robert Capa, figure
incontournable du photoreportage. Au total, plus de 160 clichés sont à
contempler, comprenant une soixantaine de tirages de presse d’époque, mais
aussi des magazines, ouvrages, écrits et objets personnels. Une plongée en
images dans les nombreux conflits qu’il a documentés, de la guerre d’Espagne au
débarquement allié en Italie, sans oublier la guerre d’Indochine, où il est
mort en 1954 en sautant sur une mine. Mais l’Américain n’est pas qu’un
photojournaliste mondialement connu : c’est également un immigré hongrois
d’origine juive qui a dû travestir son identité pour fuir la montée de
l’antisémitisme et l’autoritarisme.
Robert Capa. Photographe de guerre
Musée de la Libération de Paris - Musée du général Leclerc - Musée Jean Moulin - 4 avenue du colonel Henri Rol-Tanguy, Paris 14e
Du mercredi 18 février 2026 au dimanche 20 décembre 2026
« Nan Goldin, This Will Not End Well », au Grand Palais
On se tient prêt : dès le 18 mars,
le Grand Palais (8e) accueille « This Will Not End Well », une
immersion dans l’œuvre de Nan Goldin, l’un des plus grands noms de la
photographie contemporaine. Pour cette première rétrospective française, le
travail de l’artiste américaine se dévoile à travers ses clichés qu’elle
transforme depuis la fin des années 1970 en vidéos et en diaporamas, à l’image
d’un journal intime animé. En parcourant ses « films
composés de photos », comme elle les qualifie elle-même, on pénètre
son intimité la plus crue. Des scènes de vie puissantes qui questionnent sans
filtre différents thèmes : l’amour, l’addiction aux drogues, le traumatisme
du suicide, le genre ou encore la violence.
Nan Goldin. This Will Not End Well
Grand Palais - Avenue Winston Churchill, Paris 8e
Du mercredi 18 mars 2026 au dimanche 21 juin 2026
« Kourtney Roy, All Inclusive », à la Cité de l’économie
Derrière ses plages paradisiaques et
ses personnages sophistiqués, l’univers coloré et cinématographique de la
photographe Kourtney Roy révèle les fissures d’un décor trop parfait. Car, sous
la surface glamour, se lisent les tensions que ses mondes imaginaires cherchent
à dissimuler. Et c’est précisément ce vernis que la Cité de l’économie (17e) entreprend de gratter, en explorant les dessous économiques
du tourisme mondialisé. Déséquilibres sociaux, ravages environnementaux, influences
des mécanismes marketing : « All Inclusive » met en exergue les
enjeux d’une industrie aussi séduisante que néfaste, tout en nous invitant à
voyager autrement.
Exposition Kourtney Roy - All Inclusive
Cité de l'Economie - 1 place du Général Catroux, Paris 17e
Du vendredi 20 février 2026 au dimanche 20 septembre 2026
« American Images », à la MEP
Si vous aimez les images qui
percutent, alors vous devez impérativement vous rendre à la Maison européenne
de la photographie (Paris Centre) : elle héberge jusqu’au 24 mai
« American Images », la première rétrospective consacrée au travail
de Dana Lixenberg. Depuis les années 1990, l’artiste néerlandaise balade son
objectif aux quatre coins des États-Unis pour y capturer ses multiples
visages : ceux évoluant sous les projecteurs (Iggy Pop, Whitney
Houston, Tupac Shakur) comme ceux que la société américaine tente de dissimuler.
Résultat ? On voyage dans une Amérique contrastée, complexe et pleine de
paradoxes.
« American Images » à la MEP
Maison Européenne de la Photographie - 5 rue de fourcy , Paris 4e
Du mercredi 11 février 2026 au dimanche 24 mai 2026
« Martin Parr, Global Warning », au Jeu de Paume
Des clichés hauts en couleur,
un goût assumé pour la théâtralité et un style kitsch revendiqué : oui, on
parle bien de Martin Parr, photographe emblématique, disparu en décembre
dernier. Et c’est au Jeu de Paume (Paris Centre) que l’on peut actuellement y
contempler son œuvre singulière, dans une expo-événement retraçant ses cinquante
ans de carrière. En compilant ses séries iconiques, le musée met en exergue son
regard plein de dérision sur le monde : sans militantisme, mais avec
pertinence ! Dans sa ligne de mire : le réchauffement climatique, le
tourisme de masse, les inégalités sociales, la surconsommation ou encore notre
dépendance à la technologie.
Martin Parr. Global warning
Jeu de Paume - 1, place de la Concorde, Paris 1e
Du vendredi 30 janvier 2026 au dimanche 24 mai 2026
« Lee Miller », au musée d’Art moderne de Paris
Vingt ans qu’une institution française n’avait pas consacré de rétrospective au travail de Lee Miller. Dès le 10 avril, c’est au musée d’Art moderne (16e) que l’on pourra l’admirer, à l’occasion d’une
expo réalisée en collaboration avec la Tate Britain (Royaume-Uni) et l’Art
Institute of Chicago (États-Unis). Le long d’un parcours chronologique et
thématique, articulé autour de six parties, ses multiples vies seront à
l’honneur, de ses débuts à New York en tant que mannequin à ses reportages de
guerre dans les années 1940, en passant par son activité de portraitiste et ses
publications mode pour le Vogue britannique. Un corpus riche de 250 clichés et rendant compte
de l’immense talent de celle qui fut longtemps reléguée à son rôle d’égérie,
avant d’être considérée à juste titre comme l’une des photographes les plus
importantes du XXe siècle.
Lee Miller
Musée d'Art Moderne de Paris - 11, avenue du Président Wilson, Paris 16e
Du vendredi 10 avril 2026 au dimanche 02 août 2026
« Hommage à Sebastião Salgado », à l’Hôtel de Ville
Jusqu’au 30 mai, Paris rend hommage
à Sebastião Salgado avec une belle expo gratuite dans la salle Saint-Jean de
l’Hôtel de Ville (Paris Centre). Une plongée en noir et blanc dans la carrière
foisonnante de l’un des photographes majeurs de sa
génération, depuis ses premières séries shootées à la fin des années 1970. Au
fil d’un parcours sinueux, 200 images capturées aux quatre coins du globe
racontent l’horreur de la guerre, la colère des opprimés, les ravages du
dérèglement climatique, mais aussi les beautés de ce monde, qui se dérobent
souvent au regard pressé. Un éloge à la lenteur et à la poésie que l’on
retrouve notamment dans son ultime travail, pour la première fois exposé :
Paris au fil des saisons.
Visitez gratuitement l'expo-hommage à Sebastião Salgado
Hôtel de Ville - 3 rue de Lobau, Paris 4e
Du samedi 21 février 2026 au samedi 30 mai 2026
« Guido Guidi, Col tempo, 1956-2024 », au Bal
L’œuvre de Guido Guidi n’a pas la
prétention de capturer la perfection. C’est son regard singulier qui saisit le
monde, dans la banalité de ses détails comme dans la grandeur de sa beauté, que
le Bal (18e) nous invite à découvrir. Depuis les années 1960, l’Italien scrute les paysages du quotidien pour questionner notre manière de
percevoir le territoire et notre environnement. Plus de 200 clichés,
accompagnés de carnets et de documents rares, illustrent ainsi sa réflexion
artistique où chaque photographie devient le témoin et l’étape d’un
cheminement. L’idée ? Ne pas considérer l’image comme un résultat
définitif, mais plutôt comme un processus expérientiel.
Jumelage Paris - Rome / Guido Guidi. Col tempo, 1956–2024
Le BAL - 6, impasse de la Défense, Paris 18e
Du vendredi 20 février 2026 au dimanche 24 mai 2026
« Henri Cartier-Bresson, Les Européens », à la Fondation Henri Cartier-Bresson
L’Allemagne, l’Espagne,
l’Italie, la Grèce, la Suisse, la France : en parcourant l’Europe à une
époque où elle est ravagée par la guerre et les bouleversements politiques,
Henri Cartier-Bresson ne cherche pas seulement à cartographier le continent. Ce
qui l’intéresse surtout, c’est de composer un portrait des habitants le peuplant.
Une collection d’images qu’il a réunies en 1955 dans un livre intitulé Les
Européens, et dont la Fondation Henri Cartier-Bresson (Paris Centre) présente
les photographies les plus emblématiques jusqu’au 3 mai. À ne pas louper !
Henri Cartier-Bresson. Les Européens
Fondation Henri Cartier-Bresson - 79 rue des Archives, Paris 3e
Du mercredi 28 janvier 2026 au dimanche 03 mai 2026
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